" … Depuis près de dix ans maintenant, [Jean-Jacques Surian] poursuit sa chronique humaniste de la vie populaire à Marseille : des points de vue différents, de front, de dessus, de biais se mêlent dans le même lieu.

La morphologie des personnages qui occupent l'espace (et totalement, jusqu'à la limite du champ pictural, et même au-delà, a-t-on envie de dire, devant certaines toiles où ils semblent rentrer la tête dans les épaules au contact du cadre) subit évidemment de corrélatives déformations."

" Si Marseille fournit un cadre visuel à cette peinture, si la ville permet au peintre d'accrocher les images à des lieux et à des quartiers, de les épingler à un panorama à la fois intelligible et déformé comme dans une anamorphose, ce sont les souvenirs d'enfance de Jean-Jacques Surian qui nourrissent la mosaïque des images."

" - It has been almost ten years now that, [Jean - Jacques Surian] continues his humanistic chronicle of people's life in Marseilles: different viewpoints, from the front, from the top, from the side are mixing in the same place.

The morphology of the characters that fill the space (and totally, up to the pictorial field's limit, and even beyond, we would like to say, in front of some paintings where they seem to to duck their head in their shoulders in contact with the frame) undergoes obviously some correlative deformations " -

" - If Marseilles provides a visual frame to this painting, if the city allows the painter to hang images to some places and neighborhoods, to pin them to a panorama that is both intelligible and deformed as in an anamorphosis, it is Jean - Jacques Surian's childhood memories that feed the mosaic of images. " -

Jean Arrouye